Lycéens et Apprentis au cinéma 2018 - 2019

Lycéens et apprentis au cinéma est un dispositif proposé par la Région Ile-de-France dont l’objectif est de faire accéder des lycéens à des œuvres cinématographiques exigeantes présentées en version originale et diffusées dans une salle de cinéma.
Chaque année, parmi les 5 propositions faites par la Région, les professeurs impliqués dans le dispositif en choisissent 3.
Voir : http://www.transmettrelecinema.com/lyceens-et-apprentis-au-cinema/

Après visionnage du film dans une salle de cinéma, celui-ci est exploité en classe. Le dispositif prévoit des fiches explicatives remises aux élèves pour chaque film étudié. Parfois une activité complémentaire prise en charge par le dispositif est proposée (par exemple en mars 2014, les élèves de l’AP cinéma documentaire ont participé au festival Cinéma du réel).JPEG
La participation à ce dispositif se fait en cohérence avec les programmes et enseignements suivis ainsi que Festival L’ESPACE D’UN INSTANT 2018 et la préparation de l’édition 2019.
Ainsi, les participants peuvent être :
• des élèves qui suivent un enseignement de cinéma (Enseignement d’exploration en Seconde (Voir Cinéma et audiovisuel au lycée Jules Verne : ARTS VISUELS), des élèves de l’Atelier artistique cinéma des trois niveaux, des élèves qui choisissent l’Accompagnement personnalisé "cinéma documentaire", des élèves de Première et Terminale Littéraire (une étude de film figure au programme de l’épreuve de Lettres en Terminale L)

• des élèves de Seconde inscrits à l’enseignement d’exploration Littérature et société
• des élèves de la section Anglais- Sciences Humaines (ASH)
• des élèves de Terminale pour une exploitation des films en cours de philosophie
. des élèves UPE2A ( Voir : Un webdocumentaire sur le cinéma avec les élèves UPE2A
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Programme 2018-2019 :

  • Psychose Alfred Hitchcock USA 1960
  • Makala Emmanuel Gras France 2017
  • Taxi Téhéran Jafar Panaji Iran 2015

PSYCHOSE

Marion Crane (Janet Leigh) est employée dans une agence immobilière et entretient une relation clandestine avec un homme endetté, Sam Loomis. Un vendredi après-midi, un client de l’agence apporte la somme de 40 000 dollars en liquide, issue de la vente d’une propriété. Le patron charge Marion d’aller porter l’argent à la banque avant de rentrer chez elle pour le week-end.
Mais sur un coup de tête, la jeune femme décide d’empocher le pactole et prend aussitôt la route.......

MAKALA

Makala a été tourné en République démocratique du Congo, dans la région du Katanga, au sud du pays. Plus précisément autour de la ville de Kolwezi. C’est une région assez sèche, qui comporte d’immenses mines à ciel ouvert. En swahili, Makala signifie charbon.

" L’idée de ce film m’est venue avant de rencontrer Kabwita. J’avais déjà fait deux tournages en tant que chef opérateur dans cette région et j’avais été marqué par le fait de rencontrer partout des hommes et des femmes transportant à pied des chargements de toutes sortes. Même au milieu de la brousse, on était sûr de croiser quelqu’un transportant quelque chose. Mais c’est l’image de gens poussant des vélos surchargés de sacs de charbon qui m’a visuellement le plus frappé. Je me suis alors demandé d’où ils venaient, quelles distances ils parcouraient, qu’est-ce que cela leur rapportait... des questionnements très simples. Quel effort pour quel résultat ? Je me suis alors renseigné et j’ai écrit le projet. "

TAXI TEHERAN

Un taxi jaune roule dans les rues animées de Téhéran. Divers passagers y expriment leur point de vue et discutent avec le chauffeur, qui n’est autre que le réalisateur Jafar Panahi lui-même. Sa caméra placée sur le tableau de bord capture l’esprit de la société iranienne à travers des épisodes tantôt comiques, tantôt dramatiques.

Jafar Panahi s’improvise chauffeur de taxi et filme les discussions avec ses passagers pour montrer les évolutions de la société iranienne… Le cinéaste iranien Jafar Panahi a été condamné en 2011 à une interdiction de faire des films pendant 20 ans pour « propagande contre le régime ». Il a néanmoins réussi à tourner trois longs-métrages depuis cette date avec tous les risques que cela comporte. Avec ses airs d’images volées, Taxi Téhéran se situe à la lisière du documentaire : les clients du taxi sont en fait des acteurs non professionnels dont l’identité n’est pas dévoilée, certains (la nièce, l’avocate) jouent leur propre rôle. Les situations sont assez rocambolesques mais elles permettent d’aborder plusieurs aspects de la société iranienne : les croyances, les trafics, la peine de mort, la transmission, la censure cinématographique, l’emprisonnement et quelques autres. Dans la forme, le film rappelle Ten d’Abbas Kiarostami (2002), avec heureusement un flot de paroles bien moins dense. Avec Taxi Téhéran, Jafar Panahi nous offre un témoignage très original sur l’état du pays.

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A l’affiche pour l’année 2017-2018 :

  • 1 "M le Maudit" de Fritz Lang Allemagne 1931
  • 2 "Starship Troopers" de Paul Verhoeven USA 1997
  • 3 "Sur la planche" de Leila Kilani Franco-marocain 2011
    "M. le Maudit" :
    Une grande ville d’Allemagne, au début des années 30. Un tueur d’enfants nargue la police depuis plusieurs semaines. Une récompense de 10 000 marks - autant dire une fortune - est promise à quiconque permettra sa capture d’une façon ou d’une autre. En vain.

"Starship Troopers"

Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l’ordre et la vertu, exhortant sans relâche la jeunesse à la lutte, au devoir, à l’abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d’arachnides se dresse contre l’espèce humaine et ces insectes géants rasent en quelques secondes la ville de Buenos-Aires. Cinq jeunes gens, cinq volontaires à peine sortis du lycée, pleins d’ardeurs et de courage, partent en mission dans l’espace pour combattre les envahisseurs. Ils sont loin de se douter de ce qui les attend.
Voir : Sorties Cinéma /Anglais

"Sur la planche"

Quatre jeunes filles marocaines d’une vingtaines d’années, l’histoire d’une "fraternité" une jeune bande qui "travaille et traverse Tanger, de l’aube au crépuscule.


A l’affiche pour l’année 2016 - 2017 :

  1. "L’homme qui tua Liberty Valance" de John Ford 1962
  2. "L’image manquante" de Rithy Panh 2013
  3. "Blow out" de Brian de Palma 1982

L’Homme qui tua Liberty Valance est un film américain en noir et blanc de John Ford, sorti en 1962, adapté de la nouvelle de Dorothy M. Johnson
La patte d’un maître est rapidement reconnaissable, même aux yeux les moins informés. Avec Ford, quelques éléments suffisent : de vieux compagnons de route (John Wayne, Woody Strode), un noir et blanc lumineux, une flambée de personnages secondaires, un humour finement intégré à l’histoire. L’Homme qui tua Liberty Valance contient tout cela à la fois. C’est une œuvre d’un classicisme absolu,


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L’image manquante
Rithy Panh entrait dans l’adolescence en 1975 lorsque les Khmers rouges de Pol Pot ont pris le pouvoir au Cambodge, amorçant du coup un des plus sanglants génocides de l’histoire de l’humanité. Sauvé des camps où une partie de sa famille a été décimée, Rithy Panh est arrivé en France en 1980. Il a tenté d’extirper de sa mémoire la douleur qui a marqué sa vie au fer rouge. Peine perdue. Il a alors pris le chemin inverse, devenant réalisateur et consacrant son art au service de la mémoire. L’image manquante est toutefois le premier film où il va aussi loin dans la narration de son histoire personnelle.
Ce qui est fait ici avec beaucoup de doigté. Il y a dans L’image manquante un mélange de cri du coeur et de poésie dont la puissance évocatrice fait frémir. Jamais frontal, le documentaire emprunte au contraire des chemins de traverse pour mieux nous conduire au coeur de l’horreur. C’est voulu, car au lieu d’en sortir dégoûté, on revient de ce voyage avec le très fort sentiment d’urgence que ces choses-là ne doivent jamais se reproduire.

Blow out
Un soir, dans un parc, Jack Terry, ingénieur du son, enregistre des ambiances pour les besoins d’un film. Il perçoit soudain le bruit d’une voiture arrivant à vive allure. Un pneu éclate. Le véhicule fou défonce le parapet et chute dans la rivière. Jack plonge et arrache à la mort une jeune femme, Sally. Mais le conducteur est déjà mort...
Un film passionnant d’un bout à l’autre, grâce à un scénario magnifique et à une réalisation étourdissante.
https://youtu.be/02zl3V6aonYJPEG

................................................Années antérieures.............................................
Programme 2014-2015 :

  • Bonnie and Clyde d’Arthur Penn
  • Les yeux sans visage de Georges Franju
  • La bataille de Solférino de Justine Friet
  • L’imposible Monsieur BéBé de Howard Hawks
  • Sparrow de Johnnie To

En 2011-2012, les films choisis étaient Le Pigeon de Mario Monicelli, Les Demoiselles de Rochefort de Jacques Demy et A bout de course, de Sidney Lumet.
En 2012-2013 : To be or not to be d’Ernst Lubitsch, Raging Bull de Martin Scorcese, Conte d’été d’Eric Rohmer.
En 2013-2014 : Mr Smith au Sénat, de Franck Capra, La Famille Tenenbaum de Wes Anderson, Sobibor, 14 octobre 1943, 16 heures de Claude Lanzmann.